Maison du Parc - La collégiale


Accueil

Histoire du site

Espace découverte
    Espace muséographique
    Point info tourisme
    Salle d'exposition temporaire
    Boutique

Le Verger Conservatoire
La Collégiale

Nos animations

Location de vélos électriques

Un site en gestion différenciée

Infos Pratiques


 Depliant_MDP_2014_couv_bd.jpg
Télécharger le dépliant
de présentation du site.

 

 Plan_Maison_du_Parc_2.jpg
Consulter le plan du site

2006_05_05_Collegiale_6_PNRNM.jpg Collegiale_1_Avril_2010_C._Merseron.jpg bbbbbbjlbckckkd046.jpg 3_Chanoinerie_1711_ZOOM_FIN_1.jpg

Face au logis principal qui accueille aujourd'hui l'administration du Parc, se trouvent la collégiale et sa chapelle sépulcrale.

En 1483 le seigneur de Carrouges, Jean Blosset et son épouse Marguerite de Darval, déclarent faire construire une petite chapelle romane qu'ils placent sous le vocable de Notre-Dame-de-Bon-Confort, appelée également Notre-Dame-de-Bon-Secours. L'édifice est alors servi par trois chapelains (aumôniers en charge d'une chapelle ou d'une « paroisse personnelle ») et un clerc (membre du clergé), remplacés en 1492 par des chanoines réguliers (membres du clergé ecclésiastique vivant selon la règle de Saint-Augustin). À l'intérieur, deux autels sont fondés servant de transept : l'autel de Saint-Jean et l'autel de Sainte-Marguerite. Ces autels deviendront les futures chapelles de la collégiale dont l'une a disparu de nos jours. Jacques Leveneur, seigneur de Carrouges, décide en 1642 la réfection et l'embellissement de la chapelle castrale actuelle, travaux qui seront dirigés par Morice Gabriel (grand architecte du royaume de France). La chapelle de la chanoinerie, directement accessible depuis le château par l'allée des chanoines, était réservée à la famille Le Veneur. Néanmoins, un accès depuis la route de Lignières-Orgères, permettait également aux habitants de Carrouges et des communes voisines d'emprunter cette allée pour assister aux offices. En 1823, le général Leveneur cède au curé de Carrouges le logis des chanoines comme presbytère. L'ensemble architectural est sauvé à la Révolution grâce au général Alexis Leveneur. Cependant, l'autel de la chapelle est détruit en 1870. En 1903, la collégiale est convertie en grange. Après des années d'abandon, la chapelle est classée Monument Historique le 28 décembre 1948. En 1975, le Conseil général de l'Orne achète et rétrocède au Parc naturel régional Normandie-Maine pour le franc symbolique l'ensemble du Chapitre. Sa restauration débute dès 1980.

65_Photo_Chapelle_collaterrale_Collegiale_1.JPG

1975_-_La_collegiale_1.jpg

 La chapelle décryptée

Les décors de l'autel et du retable sont d'une grande richesse. S'alternant et se complétant, les matériaux employés présentent une belle variété : pierre tendre de Habloville, lambris de chêne, marbre, brique, fer et vitraux… De quoi impressionner le visiteur qui découvre la chapelle. L'ensemble de la chapelle est recouvert de lambris colorés travaillés par Michel le Maréchal, menuisier originaire de Sées. Différents sculpteurs locaux et staffeurs ont participé à l'enluminure de la chapelle (dont F. Herbinière pour l'autel). Le décor, en plus de la polychromie composée de couleurs froides (bleu, blanc) et de couleurs chaudes (jaune, orange), est constitué de nombreux angelots et chérubins ou de peintures allégoriques. Ornementation exceptionnelle, la voûte de la chapelle est entièrement peinte (représentation de « Dieu le Père », peinture sur pierre, XVIIe siècle).