Concours prairies fleuries : Palmarès 2015 !

Concours prairies fleuries : Palmarès 2015 !
publié le 03/07/2015 
Concours prairies fleuries : Palmarès 2015 !

Le Concours agricole des Prairies Fleuries 2015 s'est tenu les 2 et 8 juin. Il s'agit en quelque sorte du premier tour du Concours Général Agricole des Prairies Fleuries où chacun des 50 jurys locaux élit son représentant à Paris.

Les lauréats nationaux seront désignés par un jury national et les prix seront remis lors du Salon International de l'Agriculture.

Le Parc Normandie-Maine a participé pour la 5ème année à ce concours. Le secteur retenu pour 2015 est situé « entre Egrenne et Sélune » à l'extrême ouest du Parc, dans un secteur assez préservé du point de vue du bocage.

Le jury présidé par Denis Sallé, lauréat du Concours 2014, Thierry Jeulin de la Chambre d'agriculture de l'Orne, Catherine Zambettakis du Conservatoire botanique de Brest, Rénald Poulain, éleveur et apiculteur de l'Union Apicole Ornaise (UAO) a décerné 5 prix le 1er juillet, en présence de Maryse Oliveira Présidente du Parc et de Valérie Normand, maire de GER et Conseillère départementale de la Manche, Denis Sallé a dévoilé le palmarès au nom du jury :

Monsieur Antoine Girois de Barenton a reçu le Prix d'excellence Agri-écologique

A la tête d'une exploitation de 71 ha, et 130 animaux, dont 48 vaches laitières, Monsieur Girois a adapté son mode d'exploitation aux caractéristiques de sa ferme. Il valorise ainsi plus de 70% de sa surface en herbe et s'interroge pour souscrire une MAE herbagère.

Loin d'être vécus comme des contraintes, les vieux poiriers de l'exploitation sont préservés et les fruits valorisés, les prairies humides sont fauchées, en plusieurs fois s'il le faut et constituent des pâturages de fin d'été, les haies sont à la fois des ombrages, un amendement naturel et une réserve de bois. 2 ruches sont également sur la ferme.

La prairie de fauche (pâture) examinée fait partie d'un ensemble prairial essentiel dans l'économie de son système d'exploitation.

Monsieur Antoine Girois représentera le Parc Normandie-Maine et le territoire « Entre Égrenne et Sélune » à Paris.

Monsieur Philippe Dorenlor de Barenton remporte le Prix agri-écologique Gestion de Prairie Humide. La prairie située entre la Sélune et la voie verte comprend une partie basse très humide, exploitée en fauche puis en pâture. L'entretien des systèmes traditionnels de ressuyage et l'observation de la qualité de l'herbe permet tout à la fois de maintenir une biodiversité intéressante et une bonne productivité. 3 ruches sont sur l'exploitation.

Monsieur et Madame Lesellier remportent le Prix apicole pour la prairie de Saint-Georges-de-Rouelley. Située sur les hauteurs de Saint-Georges et Lonlay l'Abbaye, cette prairie de fauche entourée de bois présente une diversité floristique intéressante et une productivité qui pourrait être plus exploitée. Elle propose des essences permettant de nourrir et d'abriter des abeilles presque toute l'année.

Monsieur Alain Vautier présentait une parcelle propriété du Conservatoire fédératif des Espaces naturels de Basse-Normandie au lieu dit le Pré Corbin à Ger. Pour l'utilisation qu'il en fait malgré les conditions très humides et difficiles, il remporte le Prix Patrimoine Naturel.

Monsieur et Madame Bidard de Lonlay l'Abbaye remportent le Prix spécial du Jury pour la parcelle de pâture escarpée, située sur les hauteurs de Lonlay l'Abbaye. Le jury a apprécié l'équilibre entre la production et la pâture. En effet, sans les animaux, cette parcelle pourrait être menacée d'enfrichement.

Monsieur Michel Bordes de Bion a présenté une prairie très productive, un peu moins diversifiée que les précédentes ; la parcelle de  Monsieur Gérard Landemore de Lonlay l'Abbaye bien que mécanisable est restée en prairie naturelle par choix de l'éleveur. Proche de l'exploitation, elle est utilisé surtout en pâture ; en co-visibilité de la Lande Pourrie, elle présente avec son environnement, un excellent potentiel mellifère. Monsieur Marc Gigan exploite une prairie située dans la zone sensible du bassin d'alimentation du captage de l'Hermitage. Aujourd'hui propriété du syndicat d'eau, celle-ci est laissée par vente d'herbe à Monsieur Gigan. La fauche tardive qui est pratiquée est correcte pour la protection du captage et la parcelle abrite plus de 50 espèces de plantes. La pérennité de l'équilibre de la végétation n'est toutefois pas garantie. En effet, on y observe une forte présence de houlque laineuse, bien consommée si elle est récoltée jeune et qui à l'inverse, tend à se ressemer et dégrade le foin si elle est récoltée tardivement. La productivité de la parcelle permettrait deux fauches par an sans mettre en péril ni la biodiversité ni la préservation du captage.

Pour leurs pratiques respectueuses, ces trois agriculteurs reçoivent les félicitations du jury.

Tous, ainsi que le jury, sont chaleureusement remerciés pour avoir participé au concours.

La Normande, association de valorisation de la race Normande s'associe à la remise des prix en offrant aux lauréats, les plaques d'étable dans la tradition du Concours général agricole. Le Crédit Mutuel nous accompagne également pour doter les prix.

Partager
Tweet
Google Plus